Respirer c’est vivre. C’est tellement vrai qu’un enfant commence sa vie en respirant et que l’on dit de quelqu’un qui meurt qu’il a produit son dernier souffle, et qu’un enfant commence sa vie extra-utérine en respirant… Et pourtant, nous oublions parfois de respirer. C’est une boutade, car la respiration est automatique, mais pas totalement dans le fait que la respiration automatique si elle n’est pas de temps en temps rappelée à la conscience produit une respiration minimale si l’on ne fait pas d’effort. Et le stress n’arrange rien puisque, en préparant notre corps à l’attaque, il produit une contraction de nos muscles.

En plus du stress, la pollution, les mauvaises odeurs diminuent encore un peu plus notre tendance à respirer profondément. Qui ose réellement, dans une grande ville respirer à plein poumons. J’ai vécu mes premières 40 années à Paris. Et lorsque je revenais de vacances à la campagne ou à la montagne, je sentais qu’automatiquement mon corps revenait à une respiration minimale pour ne pas aspirer le goudron et toute la pollution de l’air parisien. Et je pense que si vous vivez dans une grande ville, vous faites de même: vous éviter de trop respirer. Mais ce faisant, vous créez les conditions de la déprime et du stress qui se renforce avec la contraction des poumons.

 

Comme le dit Thich Nhat Hanh :

Notre respiration unit notre corps et notre esprit, de manière à ce que nous puissions être véritablement vivant, véritablement présent à la vie

Le yoga – avec le pranayama, l’art du souffle – est certainement l’activité qui met le plus l’accent sur la respiration et sur son usage pour augmenter sa vitalité et harmoniser l’énergie du corps. Les pratiques sonores, telles que le chant, le théâtre ou la pratique d’un instrument à vent, concourent aussi à nous faire respirer et à nous procurer une meilleure santé.

Mais même si nous ne faisons pas de yoga, nous pouvons respirer. A l’adolescence, je croyais qu’il n’y avait qu’une seule manière de respirer et qu’on pouvait le faire plus ou moins profondément. C’était tout. Mais j’ai découvert dans mon cheminement personnel qu’il existait une quantité infinie de manière de respirer et que chaque tradition corporelle (yoga, arts martiaux, gymnastique, athlétisme, chant, Tantra, etc.) proposait ses propres techniques respiratoires adaptées à ses objectifs.

Mais ce qui est important, c’est qu’au delà de la technique, toutes les respirations sont bonnes: respiration ventrale, respiration thoracique, respiration costale. Que l’on relâche ou que l’on contracte à l’expirer, que l’on gonfle le ventre à l’inspire, comme dans le yoga et le chant, ou que l’on rentre le ventre à l’inspire comme dans les respirations extatiques du Tantra, tout est bon…

L’important c’est de respirer, car en respirant advient la joie de vivre !

Dans cette enjoyette, nous vous proposons de respirer plus librement et surtout de penser à respirer plusieurs fois par jours (5 fois est un bon nombre mais rien qu’une fois c’est déjà mieux que rien). A chaque fois que vous y pensez, prenez trois grandes respirations lentes et calmes… Vous pouvez aussi y mettre des gestes et pratiquer l’une des respirations amples que nous vous proposons ci-dessous. Mais quoi qu’il en soit, respirez, respirez, respirez … et vivez !

Respire !

Et toi quelles sont tes expériences de respiration ?

 

Enjoy !