On a, à peu prés tous, tenu un journal durant notre adolescence, noté un truc fondamental sur soi un jour où cela a surgi, ou griffonné dans un cahier durant un stage de développement personnel…
En ce qui me concerne, j’ai commencé à écrire vers trente ans, à l’aube d’une séparation.
Ecrire d’une façon régulière, m’a permis de me retrouver et j’étais surprise presqu’à chaque ligne de ce que mon écriture révélait : des points qui revenaient sans cesse, des émotions qui émergeaient, des lapsus révélateurs, des hésitations à noter certaines choses, ou une écriture très fluide qui me portait loin dans mes rêves, où je voyais nettement le possible se dessiner … avec des aberrations qui tombaient et des solutions qui apparaissaient…la foi et l’espérance s’affirmant de plus en plus, en moi !
Depuis, j’ai lu et entendu des choses intéressantes quant à ce mode d’écriture, tant bénéfique pour soi. Comme j’en ai fait l’expérience, écrire chaque jour est libérateur et prometteur. Le savoir et l’expérimenter de plus belle, me permet de me donner des RV avec moi-même, car vous l’avez surement déjà entendu : «La personne la plus importante dans sa vie, c’est soi !»
Ecrire chaque jour, pour lever nos anxiétés, nous rendre compte de nos entraves et propres enfermements, prendre conscience de ce qui nous habite réellement au plus profond de soi, voire ce qui nous hante ! L’écriture dévoile nos fantômes et nous trouve au plus profond de nos cachettes intérieures.
Ecrire pour soigner nos tourments, en les couchant sur papier, nous leur réservons une place privilégiée plutôt que de les laisser tournicoter dans la tête, car ils sont comme un enfant qui continuerait à gesticuler tant qu’on ne s’est pas occupé de lui !!
Dans ce mode d’écriture, nous ne sommes pas confronté à la page blanche, car chaque hésitation est à noter, pour qu’elle puisse enfin être éclaircie. Nos doutes se manifestent et du coup, en les écrivant de long en large et en travers, nous pouvons les circonscrire pour enfin pouvoir les dépasser. Les mots écrits montrent au grand jour nos sentiments et plus on écrit, plus ce sont les maux de notre corps, de notre coeur et de notre âme qui se profilent sur le papier. Nos émotions font surface et à les décrire, elles s’affinent dans leurs composantes. Nous nous comprenons mieux et pouvons alors prendre soin de nos besoins identifiés.
Notre fil d’écriture s’accélère naturellement, commandé par la seule envie de nous raconter encore pour nous rencontrer davantage et ainsi en savoir plus sur soi. Et, c’est très surprenant de se rendre compte que ce n’est plus nous qui écrivons, mais notre stylo qui s’affole par tant de choses à dire, guidé par notre inconscient qui prend sa juste place, avec puissance et sans censure, pour exprimer notre vérité intérieure.
Nous finissons par entendre nos cris intérieurs, C’est ainsi que nos masques tombent pour laisser place peu à peu à notre authenticité. Au travers des lignes, nous discernons notre singularité et voyons plus facilement nos différents potentiels et fantaisies. De bonnes idées jaillissent, nous poussant à entreprendre.
Très vite, notre écriture nettoie et répare en opérant dans tous nos domaines de vie. Nous pouvons ainsi nous libérer totalement de nos soucis et préoccupations, en les écrivant de cette écriture folle, pour les laisser couler hors de soi, jusqu’à ce que le flot d’écriture s’éclaircisse et devienne plus pur et plus joyeux !!
Mes pages me sont devenus précieuses et je les recommande à chaque personne que je coache.
Fais-en vraiment l’expérience ! Un RV avec soi-même pour prendre soin de soi et re-dessiner son à venir …
Principe :
- Ecrire à la main, papier et crayon. Nos ratures sont ainsi des ajustements intéressants à conscientiser et en disent longs sur ce qui nous fourvoie.
- 10 mn d’écriture ou mieux 3 pages à remplir de ce qui émerge de si bon matin.Car au réveil, on est encore rien qu’avec soi, sans interactivités de la journée.
- Dans un premier temps, j’écris ce que j’avais dans la tête au réveil, mes toutes premières pensés:
Si on se réveille avec des soucis, les écrire très tôt le matin permet de s’en défaire et de passer une bien meilleure journée
Si on se réveille sur des idées géniales de créativité et d’expression de son plein potentiel, les écrire pour ne pas les oublier et les entreprendre assurément plus tard, car c’est toute notre vie qui se re-dessine au fil de nos pages du matin.
- Puis continuer à écrire tout ce qui vient, tout ce qui nous touche,
Si je me sens en colère, je peux aller au bout de ma colère, écrire mes «terribles » pensées même les choses les plus crues, les gros-mots et insultes éventuelles…tout ce dont j’ai honte et ne suis pas fière ! par le flot de mots extériorisés, cette colère s’en va comme un flot d’eau qui coule …
Si je me sens anxieuse, j’écris tout ce qui me mine, au moins cela devient plus flagrant que roder insidieusement dans ma tête, tout apparait sous une plus juste valeur, voire même disparaitre quand mon for intérieur se manifeste et re-surgit ma détermination, et que mes désirs me montrent ma voie.
Si je me sens triste, j’écris les plaintes de ma «Cosette » intérieure qui peut alors manifester toute sa peine, résignation, rancoeur…cette tristesse entendue met du baume sur mon coeur, et je peux alors me sentir à nouveau pulser d’amour et d’envie !
Si je bute à écrire, j’aime observer alors mon processus de réflexion se mettre en route… oui! je bute sur quelque chose…j’entame alors le choix des mots, le plus judicieusement possible pour plus de clarté et d’harmonie intérieure. L’écriture redémarre quand c’est tout à juste pour soi !
- C’est pour ça que je préfère écrire sur papier plutôt qu’à l’ordinateur, car ce dernier nous permet à tout va de modifier, revenir, ajouter déplacer…et de perdre l’essentiel qui se manifestait alors !
En levant ainsi la brume de nos tourments, en calmant nos tempêtes intérieures, nos perles de sagesse se forment comme des gouttes de rosée que nous recueillons pour dorénavant nous en abreuver. Nous ressentons à nouveau nos envies profondes et nos pépites d’enthousiasme…S’ensuit une accalmie intérieure, une plus large ouverture d’esprit, de nouveaux élans du coeur, une vivance davantage pétillante…
Les pages du matin pour démarrer sa journée léger-e, vivifié-e de plein d’amour et d’envie de croquer la vie à pleine dent.
PS : On peut écrire au moindre malaise en soi, anicroche avec quelqu’un-e, ou quand une incertitude pointe, un problème apparait : qu’est-ce que ça fait en moi ?
PPS : On peut bien entendu écrire aussi (!) le soir et c’est autre chose qui s’en dégage… on verra ça dan un article prochain 🙂
Enjoy! et belles découvertes de soi…
Au plaisir de te lire ci-dessous en commentaires,
Aline
Que se passe-t-il en toi ? Que ressens-tu après ?
Quelle perle de sagesse apparait pour toi ?

Aline : coach en dépassement de soi, formée aux neurosciences motivationnelles et facilitatrice de Biodanza
Jacques : auteur, conférencier spécialiste des sciences cognitives et animateur de stages de Tantra
Co-fondateurs et animateurs de Enjoy, la vie en mode plaisir
J’ai pratiqué cette écriture pendant une année. Très souvent. Chez moi, dehors … Un rendez-vous avec moi- même. J’en retirais un grand bien-être. Les mots se posaient sur la page, les idées, ressentis etc se déroulaient librement, j’étais presque spectatrice de ce qui advenait. Je pratique d’autres formes d’écriture à présent,et revient aux trois pages du matin de temps en temps, lorsque l’envie d’aller à la rencontre de moi- à travers les mots refait surface. Une question se pose à moi : que faire des pages ainsi accumulées ? Les garder ? Les brûler ? Je ne souhaite pas qu’elles soient lues par d’autres personnes, mais parfois en relire des passages est éclairant.
Je dirai que cela dépend de la charge émotionnelle que leur écriture occasionne ! Écrire pour se libérer sans s’attacher à ce qui nous encombre : les déchirer ou les bruler est un excellent moyen, voire un rituel à organiser et dérouler en Conscience et Amour pour soi et les personnes impliquées !… Et quand,les zones d’ombre se transforment en « perles de sagesse » : il est recommandé de les recopier dans un carnet qui deviendra alors précieux 🙂 Pour la confidentialité, on peut imaginer une mini-valise ou un coffret à documents, avec code … certain-e-s écriront dans des fichiers codés/cryptés … tout comme vous pouvez viser sur la confiance en la vie et en les autres !! … Les garder pour les relire, Oui! c’est intéressant d’y revenir et de constater ses progrès. Comme ça peut continuer à nous plomber ou nous maintenir dans de l’ancien : j’ai comme ça régulièrement des ras-le-bol et je basarde tout d’un coup et sans regret par la suite !… Il me semble que cela correspond à des cycles et qu’il est alors important de suivre nos ressentis et intuition pour respecter notre évolution à aller plus de l’avant … et savourer pleinement la vie :)) Je vous souhaite une belle suite d’écriture … Aline
Coucher ses idées ses envies ses émotions et préoccupations a été et reste une de mes activités favorites! En livrant cela au bout de papier on met en lumière, on libère, on matérialise ! Il est d’ailleurs parfois drôle de retomber quelques mois ou années plus tard sur certaines de nos écritures 🙂
Merci Aline
oui l ‘écriture est libératrice, il est bon de l’avoir à l’esprit.
« les écrits restent les paroles s’envolent… »
Pour toutes les raisons que tu as évoqué, et aussi sans doute pour garder la faculté ergonomique de nos mains qui ont pris l’habitude de « taper » sur un clavier on un écran de tel…
La main un autre beau symbole !
Merci à vous 2 pour ces moments précieux de partage !
On m’a conseillé à plusieurs reprises de mettre sur papier ce que je ressentais, quand j’étais confuse, contrarié, etc. Je ne l’ai pas encore fait. J’y pense. Peut-être qu’un jour je le ferais. Ce rappel me donne bien envie de le faire.
Coucou à vous
J’avais un journal quand j’étais adolescente, ça me faisait grand bien. Puis des moments de reprise suivant les événements, les émotions… Toujours un besoin assouvi. Mais vos idées vont m’aider à aller plus loin. Merci, trop bien. Bisous
Bonsoir tout le monde!
Depuis quelques années je prends un gros agenda et je note à chaque fin de journée
mon ressenti sur ce que j’ai vécu durant le jour et pendant mes voyages j’ai un petit cahier pour
noter ce que je traverse, mes belles découvertes !je me rends compte qu’en écrivant je me libère et je revis les évènements avec autant d’émotions que pendant l’instant où ça c’est passé !
BONJOUR
J’ai longtemps écris sur mon mal être puis j’ai arrêté car j’avais l’impression de répéter toujours la même chose et que cela ne m’aidait pas à avancer.
Plus récemment, j’ai écris, le matin au réveil, sur les conseils d’un thérapeute, tout ce qui me tracassait.
Je suis une personne très anxieuse et, déposer sur le papier mes inquiétudes ne fait qu’alimenter ma « machine » à angoisse, et ne m’apaise pas du tout, au contraire, mes pensées anxieuses « s’emballent ».
Je me demande si faire cela n’est pas justement contre indiqué pour des personnes très anxieuses. Qu’en pensez-vous?
Bonjour Aurélie, j’ai commencé écrire alors j’étais de nature anxieuse et dans une situation de vie très délicate. Le fait d’écrire m’a permis justement de voir en couchant sur papier, ce que je me disais dans la tête et ce que je pouvais ruminer dans la journée …notre activité mentale peut effectivement s’emballer et nous être alors très néfaste ! Pour t’aider à la remarquer, écris un peu, jusqu’à 1/2 heure et pratique ensuite des enjoyettes qui t’ont mises en joie, ou lis un bon livre inspirant, regarde quelque chose de drôle …bref change-toi les idées !!!… puis reviens à tes feuilles écrites et relis-toi, avec le plus de neutralité possible (c’est à dire en Conscience), comme si tu lisais un écrit de quelqu’un d’autre, à voix haute … imagine-toi ainsi écouter quelqu’un d’autre que tu ne connais pas du tout, et vois ce qui pourrait alors te sauter aux yeux (toutes ces pensées moroses ou d’inquiétude) et si tu peux lui écrire une réponse de soutien … Peut-être même arriveras-tu à lui remonter le moral .. la consoler, lui apporter de l’Amour, de la Joie… c’est ta Vivance qui reprendra le dessus ! Au fur et à mesure, tu pourras écrire de plus en plus en conscience et ce recul te sera bénéfique pour diminuer ton anxiété = des pensées continuelles qui te nuisent! Si seule, ça t’est difficile d’en sortir, il vaut mieux que tu te fasses accompagner par un thérapeute. De mon côté, je m’en suis sortie en changeant de regard sur les choses que je vivais … c’est à dire qu’à chaque fois que je me sentais anxieuse, je relevais la tête (pour sortir du mental) et je me demandais …. comment pourrais-je voir les choses différemment ? et si la vie me réservait de bonnes surprises … qu’est-ce que j’aimerais vivre ?? = ton WAOUH ! (revois notre deuxième invitation au bonheur :)) Nous allons compléter avec notre prochaine Invitation au Bonheur pour décrire ce courant de vie bénéfique à nourrir en nous entre CONSCIENCE AMOUR et VIVANCE ! En attendant, prends bien soin de toi … nous sommes de tout coeur avec toi !
Je vais essayer l’écriture du matin mais je voudrais parler d’une autre écriture bienfaisante .
Au moment où je n’allais pas bien, je me forçais à trouver trois bonnes nouvelles dans la journée, juste avant d’aller dormir. Et je m’apercevais que j’en trouvais difficilement au début puis de plus en plus facilement et que ma vie m’offrait des cadeaux. J’allais au lit apaisée.
Pendant le confinement, au bout de 15 jours seule et enfermée , je ne savais plus quel jour on était, je me sentais en pleine confusion, j’ai donc repris un cahier. J’ai noté la date, mon heure de réveil, de coucher, comment était ma nuit, ce que j’avais à faire pour la journée du lendemain, l’intention du jour éventuellement et le matin je regardais le cahier, j’ajustais et je me sentais tt a fait tranquillisée . Là encore, je marquais avant de dormir les choses chouettes qui s’était passées dans la journée et il y en avait !
Du coup, depuis les confinement, je continue 😊😀
L’écriture matinale offre toutes les possibilités pour s’ouvrir vers une vie plus profonde parce que nos mots reflètent notre vie intérieure, on se sent plus harmonieuse ou plus harmonieux. Je me sens en paix quand j’écris Merci pour ces conseils.
J’ai commencé à écrire vers l’âge de 14 ans alors déracinée à cause d’un déménagement, en pleine adolescence et j’écrivais sous forme de poèmes. Effectivement tout y passait, les blessures, les joies, les amours, les découvertes… j’ai arrêté quand je me suis mariée et eu mes 4 enfants. Et aujourd’hui que je viens de mon mari, je retrouve l’envie d’écrire et souvent en vers. Le page blanche ne me fait pas peur, je sais qu’elle sera libératrice et elle redevenue mon amie intime. Croyez-moi elle a un pouvoir quasi magique.
J’écris de façon temporaire depuis le Mois d’Octobre .
Le matin est effectivement le moment ou mes pensées sont le plus claires,ou mes réticences sont presque inexistantes et ou le besoin « d’en parler » se fait le plus naturellement sentir .
Je suis surpris ,lorsqu’il m’arrive de me relire ,de constater mon cheminement depuis ce temps.
Que c’est instructif ,même si cela fait peur ,de découvrir sa vulnérabilité mais aussi de constater son courage d’avancer ,en posant ses mots et ses maux .
C’est de mois en moins difficile de poursuivre cette voie d’expression pour moi et une vraie libération.
OK pour le rappel! L’écriture comme exorcisme de ses turpitudes intérieures c’est une excellente idée que je vais remettre en pratique. Gratitude Aline et bonne journée à vous deux
Bonjour,
Merci….’
Quelques lignes avant de partir travailler et c’est un ressenti paisible. Je ferai un peu d’écriture le matin car le soir je suis trop imprégnée des inter-actions de la journée …
Belle journée personnelle, professionnelle
Bises
J’écris depuis mes 8 ans, tout mon ressenti part enpoesies et chansons, je dois en avoir plus que 300 maintenant. Écrire est très important pour moi depuis toujours, car cela bouge des choses en moi, cela me touche, me perturbe et m’émerveille à un tel point que je peux en pleurer, rire ou même avoir la chair de poule en me relisant…dès fois j’ai même l’impression que l’écrit vient d’autre part car ce n’est pas moi, un sujet sort que je n’ai jamais vécu ni entendu…cela peut surprendre…la première fois que ca m’est arrivé je ne comprenais pas ce que j’écrivais…mais le lendemain je l’ai compris….mon amie et voisine était décédé la veille et elle a passé un message à sa famille via ma plume, sachant que j’en parlerais à son fils…quand son fils à lu mon texte il a pleuré et dit c’est de maman pour moi,c’est son style…merci…oui l’écrit est sacré pour moi, il libère, exulte, chamboule, connecte….
Merci
L’écriture est libérateur, c’est un véritable soin
Depuis mes 12 ans, j’écris et j’en ai tout bientôt 60! Des valises de cahiers qui m’ont suivi dans mes déménagements.Quand je relis un cahier, une période de ma vie, je peux retrouver la sensation de
l’époque, comme si c’était hier.Si l’écriture m’ a sûrement permis bien des fois, de ne pas me perdre de vue, aucune idée de ce que je peux faire de « ces valises »!
Pas sûre que ce soit un héritage à laisser à mes enfants! d’ailleurs je n’ai pas envie qu’on me lise comme un livre ouvert. Faire une fête autour d’un grand feu?! Aucune idée!
En ce qui me concerne, au fil de mes déménagements, mes choses personnelles (lettres et photos) se sont réduites dernièrement à une mini valise de poupée. Quant à mes cahiers d’écriture, et mes feuillets journaliers, un jour, je me suis dit « ce n’est plus moi » et j’ai tout mis à la poubelle ! J’ai trouvé ça parfait pour me défaire complètement du passé et dire adieu à ce qui pouvait encore me peser :)) J’avais voulu tout bruler mais je n’avais pas de quoi faire ! Je trouve qu’un grand feu, un soir de nouvelle lune, en Conscience et Amour pour tout ce que tu as vécu, est une très bonne idée … à toi de voir si tu es prête ! enJoy, car cela peut être un immense moment de joie :)) Aline
Merci pour ce rappel …oui écrire est libérateur …j’écris tous les soirs mes kifs de la journée . Je vais me mettre maintenant à écrire le matin aussi pour me libérer . Bonne journée
un formidable « outil » merci du rappel …
Je considère mon cahier comme un compagnon, il écoute, accueille tout ce qui bouillonne, doute, rit ou pleure en nous.
Le fleuve qui nous traverse est souvent si intense que ça permet de poser sur le papier ces questions qui reviennent sans cesse. OK, ok, je t’ai entendue ! Les mots ont été si intrigants pour moi à une période, obsessionnels… je ne savais qu’en faire. Ma soeur m’a dit : écris un album, Julie ! Alors je les ai mis en chanson, c’est une expérience très puissante.
J’ai aussi vécu l’intrusion terrible d’être lue par mon ex compagnon, qui a voulu me contrôler ainsi, « me lire ». ça va sans dire que ça n’a pas servi notre relation. J’ai senti le vide de mon compagnon papier inaccessible…
Mais aujourd’hui, il est toujours là ! Parfois sans mots de moi pendant des mois, qu’importe
Etant adolescente, je tenais un journal intime et au tout début de la période de confinement alors que j’étais en pleine reconversion professionnelle avec du temps, je me suis surprise à écrire sur un cahier tout ce que je faisais dans la journée et de temps en temps je décrivais mes rêves ou mon état d’esprit.
Mes activités étant plus intenses, je ne prends plus le temps et c’est bien dommage car en effet on se surprend à écrire des choses que l’on a du mal à dire ou à admettre. C’est une bonne façon de se reposer l’esprit. Je m’y remets tout de suite!
Alors que je suis sur la route de mes 60 ans, j’écris depuis… que je sais écrire, pratiquement 🙂
Comme chacun(e) d’entre nous sans doute, ma vie n’a pas été un long fleuve tranquille et je n’hésite pas à dire que l’écriture a été, pour moi, une démarche thérapeutique. En particulier lorsque l’homme de ma vie est décédé brutalement lors d’un accident de moto. Qui mieux qu’une page blanche peut accueillir, inlassablement et sans se lasser, sans juger, les vagues successives de la douleur qui seules peuvent enfin l’éroder ?
A celles et ceux qui n’osent pas franchir le seuil de la plume, je me permettrais cette suggestion : pour ta « première fois », ne prends pas un cahier mais juste une feuille et dis-toi qu’ensuite, tu vas la brûler ou la mettre en confettis si petits que nul ne pourra retrouver trace de tes pensées… ça peut libérer ton expression comme personne ! Just do it 😉
Je n’ai pas encore l’habitude d’écrire très régulièrement, cependant lorsque j’écris, je sens que tout se clarifie, se précise dans ma tête et par le fait même dans ma vie.
je le fais depuis longtemps, j’aime écrire, que ce soit au crayon de papier… ou sur l’ordi avec un mot de passe, c’est bien pratique ! et OUI c’est PRIVé ultra privé… donc si je suis de joyeuse humeur trop que trop d’amour ou de joie m’envahit, que je ne peux pas suffisamment partager, j’écris….
si j’ai des doutes, de la peur, de la tristesse, j’écris. Une fois couché sur le papier ou dans rentré dans l’ordi… je suis beaucoup moins triste !!!! je retrouve confiance, je l’écris d’ailleurs AIE CONFIANCE ! c’est ma thérapie perso, quelquefois je n’écris pas, je le dessine
C’est ce qui m’équilibre, c’est libérateur… tout est relativisé, on s’aperçoit en relisant de ce qui est essentiel ou du petit « mélo » qu’on a brodé autour !!! et je ris !!!!!!!!!!!!!!!
C’est tout à fait ça … une simple et merveilleuse pratique libératrice et porteuse … de la lucidité et du précieux pour notre plus grand bonheur qui vient de soi 🙂
Intéressant, je vais expérimenter.ca ne me serais pas venu naturellement à l idée mais a tester.merci Aline pour cette enjoyette